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L’avion électrique de Pipistrel débarque à la FFA

Après le test d’un prototype arrivé en mars 2018, la FFA dispense des cours de pilotage pour les aéroclubs de Toussus-le-Noble sur un avion 100 % électrique, le VELIS Electro du constructeur slovène Pipistrel. Il s’agit du premier modèle électrique certifié par l’AESA (Agence européenne de la sécurité aérienne) et fabriqué en série. 

VELIS Electro : un biplace électrique performant

A ce jour, c’est le seul avion électrique certifié produit en série dans le monde : le VELIS Electro (dérivé de l’Alpha Electro) est un monomoteur électrique léger et maniable. Il est actuellement exploité dans différents aéroclubs d’Europe (17 appareils livrés). En France, c’est le FABLAB de la FFA à Toussus-le-Noble qui a conduit les premières expérimentations avec l’Alpha Electro et qui possède à présent deux appareils VELIS Electro dédiés à l’école de pilotage. Ce modèle a l’avantage de ne générer aucune émission de CO2 et permet de diviser la pollution sonore par deux. Il possède environ une heure d’autonomie en vol (environ 140 km), peut embarquer 2 passagers, et peut atteindre une altitude de 4 000 mètres.

 

Propulsion électrique : des avantages qui intéressent la FFA

Si la FFA a choisi de mettre cet appareil en service sur l’aérodrome de Toussus-le-Noble, c’est parce que c’est le terrain où les tensions avec les riverains sont les plus vives, principalement à cause du bruit. Une période de silence y est même imposée le dimanche entre midi et 15h. « Le VELIS Electro est particulièrement silencieux. 50 % de nos heures de vols sont réalisées en école : cet appareil étant réservé à l’apprentissage, il est idéal pour les aéroclubs situés à proximité de zones habitées », explique Jacques Carriquiriberry, coordinateur du FabLab de la FFA. Au-delà des problématiques sonores, cet investissement est aussi un moyen d’accompagner la transition écologique de l’aviation. Et même si le coût de l’appareil est élevé, son coût d’exploitation est inférieur et sa maintenance moins onéreuse (il est fabriqué avec beaucoup moins de pièces mécaniques qu’un appareil traditionnel, ce qui réduit le risque de panne et allège les opérations de maintenance). La FFA travaille à des projets de subventions qui permettraient aux aéroclubs d’acheter cet appareil. 

Faire évoluer la pratique de l’aviation

La FFA, lors de la phase de test du prototype (Alpha Electro), a formé des instructeurs au maniement de cet appareil, qui pourront à leur tour dispenser des formations aux 600 aéroclubs de la fédération. Personnalités et professionnels sont aussi venus essayer l’Alpha électro, comme l’ancien directeur de la DGAC ou bien Jean-Baptiste Djebbari, Ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique, chargé des Transports. « Si certains ont pu se montrer sceptiques avant le vol, les avis sont unanimes à l’atterrissage : l’avion électrique séduit et convainc », souligne Jacques Carriquiriberry. Reste maintenant à déployer l’appareil sur d’autres terrains. En Ile-de-France, les aéroclubs de Pontoise, Chavenay et des Mureaux seront bientôt équipés. En province, cela pourrait être à Chambéry, Grenoble, Lyon Bron et Toulouse. Et dans un futur plus lointain se dessine déjà l’avion électrique pour les voyages ou le transport de personnes.

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